Mon 24 Apr
C’est un fait, il est fort regrettable que la franchise Mission: Impossible soit produite au cinéma par cet idiot de Tom Cruise. Mais il semblerait que le troisième épisode cherche à revenir aux sources, comme peut le laisser supposer le choix de Michael Giacchino comme compositeur.
Giacchino est une des personnalités qui montent dans le milieu de la musique de film, notamment car il fait partie de cette génération de compositeurs qui a commencé dans le monde du jeu vidéo pour terminer à Hollywood. C’est notamment lui qui s’est occupé de la série Medal of Honor (sur PC et console). Son premier crédit d’importance est né de la collaboration avec le réalisateur-producteur J.J. Abrams, alors complètement inconnu du grand public : la série Alias. Giacchino sera chargé de composer la musique de la totalité des épisodes. Puis, un nouveau projet d’envergure vient frapper à sa porte : Lost, encore une fois créé et produit par J.J. Abrams.
C’est suite à ces trois (grosses) références que Brad Bird va proposer à Michael son premier film au grand écran : The Incredibles (“Les indéstructibles”). On peut y admirer la facilité avec laquelle Giacchino adapte sa musique au sujet – et comme le style musical est proche de celui développé par Lalo Schifrin pour Mission : Impossible à la télévision, c’est plutôt de bon augure.
Le site Soundtrack.net propose en exclu un ”first-listen” de la bande-originale, et – comme on pouvait s’y attendre – la musique à l’air d’être excellente. La patte de Schiffrin se fait tout de suite sentir, particulièrement dans l’utilisation des thèmes originaux et dans l’instrumentation (percussions latines, batterie, flutter-tongue à la flute, ostinato dans le registre grave du piano, basse électrique …). Le générique est quand à lui modernisé avec beaucoup de doigté.
Pour avoir un bon aperçu, je conseille d’écouter les extraits des pistes 1, 2, 7, 8, 10 (superbe variation sur le thème principal), 15, et 21.
Si je n’espère pas grand chose du film en lui-même (non pas que la réalisation m’inquiète, mais voir Tom Cruise faire le malin pendant deux heures ne me botte pas plus que ça), je suis impatient de pouvoir juger du travail de Giacchino, et en particulier du rapport image / musique. Ce qui est presque certain, c’est que cette B.O. fera très bientôt partie de ma collection.