Il est bon de savoir bien s’entourer… l’oncle de Laurel, ma co-locataire, est comptable. Ça tombe bien, c’est la période des déclarations d’impôts. Et comme je commence à vraiment travailler, je dois m’y mettre à mon tour.

Sous un soleil accablant (27º, hihi ;) ), j’ai donc du faire un peu de tri dans tout mes reçus et factures. En tant que freelance, je peux en effet déclarer les dépenses liées à mon travail afin d’avoir certaines remises. J’en suis arrivé à la conclusion que j’avais officiellement gagné $2500 l’année dernière et que j’avais en même temps dépensé… $10500. Ceci inclut notamment le coût de ma voiture et du matériel audio et informatique… Douleur.

J’en ai profité pour remplir mes arriérés de déclarations. En 2002, 2003 et 2004, je gagnais un peu d’argent à Berklee que j’aurais du à l’époque déclarer. J’ai fait semblant d’oublier car je suis un glandu et que j’avais sûrement d’autres choses à faire. Le truc c’est que, comme les américains, mes impôts sont prélevés à la source (environ 25% du salaire), alors que, en tant que citoyen français, je peux gràce à un traité Franco-Americain faire le choix d’être exempté d’impôts aux Etats-Unis et de déclarer les revenus en France à la place.

Comme tout artiste qui se respecte, je n’ai rempli la paperasse pour ne plus payer d’impôts aux Etats-Unis que deux années plus tard (mi-2004). En attendant, j’ai bien entendu continué à payer l’impôt fédéral et étatique (chacun prélève son dû !). Le comptable va donc se débrouiller pour que je puisse enfin récupérer cet argent qui n’aurait jamais du quitter ma poche.

C’est quand même bien pratique, les relations…