C’est pas vraiment gai à raconter, mais je pense avoir été sujet à une intoxication alimentaire hier. La pizza que Freddy et moi avons commandé n’est visiblement pas bien passée. Très mauvaise sensation dans la voiture en rentrant chez moi ; et une fois arrivé, direct au lit.

C’était une sensation bizarre : Dès que je fermais les yeux, trois univers distincts, dont je ne faisais partie que d’un seul, s’entre-choquaient sans jamais réussir à se réunir (c’est louche). Je me réveillais toutes les 15 minutes, complètement déshydraté ; après avoir bu, je ré-essayais sans succès de m’endormir. Et toujours ces trois univers qui s’entre-choquaient. Parfois, des images floues devenaient claires : le morceau que je suis en train d’orchestrer apparaissait devant moi ; la musique de The Bourne Identity (que j’avais écouté dans la voiture) jouait dans ma tête. Cette image et cette musique faisaient partie d’une sorte de spirale qui n’en finissait plus.

Je suis très fort pour faire le malin lorsque cela arrive aux autres – généralement, quand ils ont mal au ventre, je leur sors ma phrase fétiche : “Tu n’as qu’à aller aux toilettes !”. Je comprends mieux maintenant qu’hélas, dans ce genre de cas, le trône qui m’est sacré ne sert absolument à rien.

Et j’ai vomi toute la pizza.

Moi ! J’ai vomi ! Pour la première fois en 24 ans ! Dire que ma grande fierté était justement de n’avoir jamais eu à passer par cette étape que tout le monde décrit comme étant un véritable supplice. Je dois avouer que, pour une première fois, ça s’est plutôt bien passé : tout est sorti en deux coups. Et, comme par enchantement, je me suis senti drôlement mieux après, comme libéré d’un poids qui agissait non seulement sur mon état physique mais également mental.

Bref, tout ça pour dire qu’il y a un début à tout… J’ai d’ailleurs appri à mes dépends qu’il était préférable de vomir dans la cuvette des toilettes que dans le lavabo : ainsi, la prochaine fois, je n’aurais pas à enlever les gros morceaux de tomate à la main.

… Sympa, le billet, non ?