Il y a quelques semaines, je relatais dans un de mes billets le fait que je ne sois pas crédité au générique de A Little Thing Called Murder. Puis, il était en fait apparu que je serai crédité dans les cue sheets mais pas au générique. Eh ben en fait, il se trouve que je serai bien crédité au générique en tant qu’orchestrateur (qui reste un terme très large ; prendre des thèmes et les adapter a divers endroits du film est un travail considéré comme de l’orchestration)… mais qu’en revanche mon nom ne sera pas mentionné sur les cue sheets officielles.

En effet, les cue sheets, qui, comme je l’expliquais il y a quelques jours, sont les papiers officiels qui indiquent aux organisations de collecte des droits d’auteurs à qui verser les revenus des royalties, sont financièrement beaucoup plus importantes qu’un simple nom au générique d’un film. Être crédité ne signifie pas forcément étre détenteur de droits sur la musique – et donc de se voir reverser des royatlies.

Ainsi, si il est important d’avoir son nom apparaître dans un générique de fin – ne serait-ce que pour s’en servir comme référence dans un C.V. – il est aussi important, sur un plan financier, d’être mentionné sur les cue sheets.

Pour ce qui est de Little Thing donc, la mention est purement symbolique. Pour Stay Alive, par contre, je serai crédité non seulement comme orchestrateur dans le générique de fin mais aussi dans les cue sheets – ce qui, cette fois, devrait me rapporter quelques sous en royalties (grosso modo, $6000 à $9000 sur un an). Bien évidemment, la somme dépends directement du succès du film : recettes des salles à l’étranger (depuis un amendement ajouté dans la loi relative au droit d’auteur dans les années 70, les cinémas américains ne versent plus de royalties), ventes en DVD, vidéo, et d’une hypothétique bande originale ; et enfin la télé – dont les versements dépendent du type de chaîne (privée, publique, hertzienne, câble…), de l’horraire (prime-time, fin de soirée, milieu de journée…), et du nombre de passages.

En bref, Stay Alive, en tant que long-métrage de cinéma, a beaucoup plus de chance de rapporter des brouzoufs que Little Thing. Ce qui n’empêche pas qu’avoir été crédité sur les deux films au lieu d’un seul n’aurait pas été de refus !