Fri 4 Jan
Il y a deux jours, j’ai fait un saut imprévu en République Tchèque. Perrine et moi étions censés rentrer à Los Angeles le 31 décembre, mais John Frizzell m’a demandé d’aller superviser un enregistrement le 2 janvier à Prague.
Me voilà donc pour la troisième fois dans cette magnifique ville, qui n’a rien à envier à Paris pour ce qui est de la beauté de son architecture, de son histoire et de ses décorations de Noël ! Malheureusement, comme lors de mes précédents séjours, je n’ai pas eu le temps d’y faire beaucoup de tourisme: j’ai tout juste pu faire une balade d’une petite heure immédiatement après être arrivé, le 1er janvier au soir.

Le 2 janvier, la journée a commencé assez tôt; levé à 8h30 pour un rendez-vous à 11h au studio d’enregistrement (situé dans la glauque banlieue de Prague). Ce n’est que vers 23h30, après plus sept heures de session, que je fus de retour à l’hôtel Josef (où j’avais d’ailleurs déjà dormi il y a deux ans).

John de son côté était resté à Los Angeles, et son équipe ainsi que certains membres de la production assistaient donc à l’enregistrement à distance. Comme d’habitude, un flux audio compressé était transmis en temps réel entre Prague et Los Angeles par Internet, ce qui leur permettait donc d’avoir une idée du résultat final et d’indiquer les changements voulus si besoin était. Bien évidemment, les sessions avaient été planifiées en prenant compte du décalage horaire; ainsi la première session ne commença qu’à 14h (5h du matin en Californie).
Mon boulot, en tant que superviseur, était de m’assurer du bon déroulement des opérations, de détecter les problèmes qui ne s’entendent pas forcément à distance (comme les bruits involontaires), d’approuver les cues enregistrées avant de passer aux suivantes, et enfin de servir de solution de secours si jamais le lien entre Prague et Los Angeles venait à tomber (ce qui est arrivé dans le passé). D’autre part, connaissant bien John et sa façon de fonctionner, je pouvais anticiper certaines de ses décisions ce qui permit de gagner du temps précieux.
Tout le monde était content car les musiciens ont fait du très bon boulot et nous avons fini dans les temps. Il n’y a pas eu non plus de problème technique majeur, ce qui est (trop) rare lorsque l’on enregistre dans les pays de l’Europe de l’Est. La situation va donc en s’améliorant !
Mon seul regret est d’avoir dû repartir très tôt le 3 janvier (avec un avion qui décollait à 6h40); j’aurais bien passé quelques heures à visiter quelques bâtisses médiévales et à flâner dans les rues chics de la capitale ! La prochaine fois, peut-être…
Pour plus de photos, consultez ma Galerie Web !
Quelques questions pêle-mêle :
- C’est des photos prisent avec ton iPhone?
- C’est toujours les mêmes musiciens avec lesquels vous travaillez?
- Tout le monde parle anglais?
- Tu commences à parler tchèque?
- Les fruits sont payant comme les consos dans le frigo?
Sinon j’adore la photo avec le tramway… C’est typique…
- Oui
Mis à part la recruteuse et les ingénieurs, c’est même plutôt le néant…
(D’ailleurs en arrivant y’avait une coupelle de fruits rouges frais, ils n’ont même pas eu le temps de survivre avant que je prenne la photo !)
- Les musiciens avec qui on travaille sont les membres de l’Orchestre Symphonique National de Tchéquie, donc la majeure partie ne change pas
- Non, loin de lÃ
- Non, pas du tout
- Non, les fruits sont gratuits
Les quelques photos donnent envie d’y faire un tour.