Sun 4 Feb
Wahou, ça fait longtemps que je n’ai pas posté quelques nouvelles ! Fainéantise, quand tu nous tiens…
J’ai terminé la semaine dernière une orchestration pour John Frizzell; le film s’appelle The Reaping, avec Hilary Swank comme premier rôle, et Joel Silver comme producteur. Pour ce film, qui est entièrement produit aux Etats-Unis et dont la musique est enregistrée à Los Angeles, j’ai du joindre le syndicat des musiciens. Être syndiqué à plusieurs avantages;
- Le taux à la page orchestrée est 2 à 3 fois plus élevé que sur un projet non-syndiqué;
- Je touche des “special payments” si le film marche (très) bien;
- Le studio qui me paye (dans le cas présent, Warner Bros.) verse au syndicat une somme, proportionnelle à mon travail, qui sera utilisée pour ma retraite (après 65 ans).
Le cas des “special payments” est plus intéressant qu’il n’y parait; Bill (mon patron) m’expliquait en effet que sur un film comme Forrest Gump, il avait touché depuis la sortie du film plus de 10 fois son salaire initial d’orchestrateur (sachant qu’il était le seul sur le projet, ça doit environner les $400.000). Bien sûr, tout le monde n’a pas la chance d’orchestrer sur un film au succès de Forrest Gump, mais tout de même.
Le problème c’est qu’une fois syndiqué, on est censé ne travailler que pour des films syndiqués. Autrement dit, officiellement, je ne suis plus censé orchestrer sur des films qui ne font pas appel aux musiciens syndiqués de Los Angeles. Par conséquent, les projets qui sont enregistrés en Europe me sont en théorie interdits. Bon, il y a une tolérance évidemment – je connais plein d’orchestrateurs syndiqués qui, par nécessité, travaillent en dehors de Los Angeles – mais il ne faut pas trop le crier sur les toits.
Finalement, rien que pour mon salaire de base, j’ai été payé 4 fois plus à la page que sur mon précédent projet, Rin Tin Tin. D’un autre côté, travailler sur un film comme The Reaping est extrêmement stressant et j’ai du rendre mon travail dans des temps records (ce qui n’aide pas à produire un travail de qualité). John nous a mis une pression énorme et je dois avouer que je n’étais pas mécontent lorsque le projet fut terminé.
Quelle classe. Mon aura par delà les océans.
Etant donné que tu es le seul compositeur, musicien et orchestrateur de Heures sup’ je suis en droit de dire que l’équipe musicale de mon film faisait intégralement partie du syndicat des musiciens d’Hollywood.
Quelle classe !
Sauf qu’à l’époque je n’en faisais pas partie
le tout est de savoir si il a été payé en tant que compositeur, musicien, et orchestrateur syndiqué
C’est vrai ça ! Où est mon pognon ?!
Euh, tu dis qu’il faut pas “crier sur les toits” certaines choses… mais si tu continues à tout raconter sur ton blog, tu crois pas qu’ils vont te tomber dessus, les syndicats? OU ALORS ça veut dire que ça fait déjà un moment que sur ton blog tu nous racontes pas TOUT… je le savais, que tu bossais pour la mafia!
Ben en fait mon blog n’est pas référencé sur les moteurs de recherche… (je l’ai bloqué). donc y’a peu de chance que des gens étrangers a mon cercle d’amis se pointent ici