Sun 15 Oct
Bon allez, comme en ce moment je parle un peu de tout sauf de la Californie, je vais me rattraper en vous décrivant une scène qu’on jurerait sortie direct de la série CHiPs. En mai dernier, je rentrais tranquillement chez moi après une dure journée de travail. Comme d’habitude, j’emprunte l’autoroute 101, qui, après 20km, me mène à l’autoroute 405, qui elle m’emmène chez moi, à encore 20km au sud.
Bref. Cette autoroute, qui fait partie des principales voies de circulation, est plus ou moins bouchée selon l’heure. En gros, elle est infréquentable en heure de pointe. Comme il était un peu plus de 18h, on commençait tout doucement à sortir des plus gros bouchons de la journée ; le trafic était relativement fluide (environ 50-60 km/h). C’est à ce moment que j’aperçois dans mon rétroviseur gauche un flic à moto arrivant tout girophares allumés.
Il dépasse une, puis deux voitures devant moi, et commence à zigzager sur les six voies de l’autouroute. Dans un ordre parfait, toutes les voitures qui suivent se mettent à ralentir. Le manège dure bien cinq minutes ; tout doucement, le motard nous fait tous passer à une vitesse très réduite – 20 km/h grand max. Et quand je dis “tous”, je veux bien sûr dire, les trois/quatre voitures devant moi et les milliers de voiture derrière. Je vous rappele qu’on est sur une autoroute de Los Angeles en heure de pointe !
Après une dizaine de minutes, il n’y a strictement plus personne devant nous, et le motard continue à zigzager sur l’autoroute. Pour finalement s’arrêter en plein milieu de la chaussée. Derrière, pas une voiture ne moufte. Le flic descend de sa moto et court vers un pick-up rouge arrêté sur la voix de gauche, visiblement en panne. Juste avant une sortie et une jonction d’autoroutes, on a vu mieux comme idée…
Le flic palabre trente secondes avec les occupants… puis se met à pousser le pick-up, tout seul comme un grand, pour le diriger vers la bande d’arrêt d’urgence située de l’autre côté des 6 voix ! Et, comme si de rien n’était, remonte sur sa moto, fait signe à toutes les voitures qui attendaient bien sagement de repartir, et se dirige tranquillement vers le pick-up.
Il faut le voir pour le croire.









