La semaine dernière, pendant que j’étais un boulot, je reçois un coup de téléphone d’un compositeur qui cherche un orchestrateur. Steve Edwards, qui bosse principalement dans le milieu de la télévision, est un très bon ami de John Frizzell, ce qui explique sans doute pourquoi il avait au départ appelé Andrew Kinney (qui a beaucoup orchestré pour John et avec qui j’ai collaboré sur Stay Alive). Comme Andrew était en vacances, il lui a parlé de moi et lui a recommandé de m’appeler, pour voir si j’étais libre.

J’avais donc toutes mes chances de décrocher le boulot : d’abord, un autre orchestrateur me pistonne; ensuite, j’ai déjà orchestré deux musiques de son pote; et enfin, il utilisera le Czech National Symphony Orchestra, avec lequel j’ai déjà travaillé deux fois – et aux premières loges puisque John m’avait à l’époque envoyé à Prague !

Sitôt dit, sitôt fait. On s’est rapidement mis d’accord sur un budget – assez conséquent il faut avouer, niark niark – car la session d’enregistrement est le 4 août. Ce qui, compte tenu du fait qu’il y a environ 30 minutes de musique à orchestrer, ne donne pas énormément de temps.

D’ailleurs, comme je suis toujours en train de refaire le studio de Bill, je me vois dans l’obligation de faire appel à de la main d’oeuvre. Fort heureusement, il y a deux ou trois bons orchestrateurs parmi mes potes de Berklee, et le choix a été vite fait

Le film en question, Feast, est une production associée au Project Greenlight. Fondée par Matt Damon et Ben Affleck, cette organisation met en place un concours annuel de scénario; une fois le gagnant séléctionné, celui-ci se voit offrir un million de dollars pour produire un film basé sur le script en question. L’année suivante, le making-of passe à la télé, et l’année d’après, le film sort en salles.

Cette fois, il s’agit d’un slasher, définit par le site Wikipedia comme “un genre cinématographique, sous-genre de film d’horreur, mettant en scène les meurtres d’un tueur psychopathe qui élimine un par un les personnages de l’histoire.” J’ai vu quelques extraits et je dois avouer que, contrairement à “Stay Alive“, celui-là fait pour l’instant vraiment bien flipper. Il sera d’ailleurs interdit aux moins de 17 ans (contre 13 pour Stay Alive), car le film sera plein de “pervasive strong violence and gore, language, some sexuality and drug content.” Miam.

Oui, oui, je sais, les films d’horreurs c’est le truc de personne. Mais ce qui compte, c’est que cela fait un crédit de plus à mon actif.

Petit détail qui a son importance, je suis cette fois embauché en tant que freelance, alors que pour mes deux précédents projets (Stay Alive et First Born), je travaillais à plein temps chez John Frizzell. Un bien joli symbole !