Mon 17 Jul
Suite à un spectacle de fin d’année de l’école maternelle “La marelle” à Peillac, la directrice a eu la surprise de recevoir un commandement de payer de la SACEM pour la somme de 75 Euros. En effet, les enfants en fin de spectacle ont chanté (au micro) à leur maîtresse la chanson “Adieu monsieur le professeur”.
Si je conçois sans trop de problème que certains artistes et auteurs soient attachés au principe du droit d’auteur, on voit aujourd’hui les limites de ce système, disproportionné et injuste dans la plupart des cas. Et si il est concevable de souhaiter faire la guerre aux VRAIS pirates, ceux qui copient et distribuent massivement des oeuvres déposées, le contrôle permanent de l’accès à la culture qui en découle devient véritablement pesant.
Le fait est que ces dérives ne s’arrêteront que lorsque les artistes en question déclareront leur opposition à ce genre de pratiques. À la place de Hugues Aufray, j’aurais honte qu’un tiers demande 75 euros à une écôle maternelle parce que des enfants ont chanté deux minutes d’une de mes chansons. J’irais clamer en place publique l’idiotie de ces procédés contre-productifs !
À quand un “Amendement Aufray” qui réglementerait ces pratiques ?
L’histoire en entier, c’est chez Ouest France.