Comme si l’on avait pas assez de la fonte des glaces et des ouragans, on apprend aujourd’hui que la fréquence des incendies de forêts découle elle aussi du réchauffement climatique.

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En effet, un récent article du monde explique que, d’après les recherches de scientifiques américains publiées dans la revue Sciences, l’augmentation du nombre d’incendies en Californie, et leur aggravation, est indiscutablement liée avec un réchauffement du climat.

A compter du milieu des années 1980 s’effectue une brutale accélération : en coupant sa période d’étude en deux, 1970-1986 et 1987-2003, cette équipe note qu’il y a eu presque quatre fois plus de feux dans la seconde période que dans la première. Quant aux surfaces brûlées, elles sont en moyenne six fois et demie plus importantes aujourd’hui qu’il y a trois décennies. Enfin, l’article précise que la saison des incendies a augmenté de soixante-dix-huit jours.

(…)

La température moyenne de printemps et d’été sur la période 1987-2003 est supérieure de 0,87º C à celle de la période 1970-1986. D’ailleurs, jamais le thermomètre n’est monté aussi haut dans ces régions depuis 1895, date à laquelle les données ont commencé à être enregistrées.

Corollaire de ce réchauffement, la fonte des neiges est plus précoce aujourd’hui, ce qui donne une saison sèche plus longue et donc une plus grande probabilité d’incendies.

(…) selon les prévisions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température moyenne de la planète devrait augmenter de 1,5º C à 5,8º C d’ici à la fin du siècle, ce qui n’améliorera pas la situation sur le front des incendies de forêts.

Or, concluent les scientifiques, “une fréquence accrue de feux importants apportera des changements dans la composition des forêts et réduira la densité des arbres”, ce qui affaiblira la capacité des grands parcs américains à absorber le gaz carbonique.

Pire, en continuant à brûler à ce rythme, les forêts pourraient se transformer en source de CO2 et non plus en puits de carbone, aggravant le bilan déjà mauvais des Etats-Unis en tant que pays émetteur de gaz à effet de serre.

C’est gai…