L’avantage quand on n’est pas Américain, c’est qu’on ne se sent pas obligé de fêter Thanksgiving… mais on peut en profiter pour prendre quelques jours de congé quand même. C’est ce qu’on a fait fin novembre/début décembre en allant passer quatre jours à Montréal.

Après près de 7h de vol quand même, on arrive dans un mix entre France/Europe et Amérique du Nord, on se sent presque à la maison, même si on n’est pas toujours sûrs de comprendre ce que raconte les gens, qui parlent - soi disant :p - pourtant en français. Trêve de plaisanterie, Montréal c’est le paradis sur terre américaine pour les petits Français que nous sommes : on peut enfin marcher, prendre le métro, manger de la choucroute ou des rillettes à tous les coins de rue, et le tout en parlant français. Que demander de plus ?

On recommande chaudement le voyage (qui finalement est le même que l’on vienne de Los Angeles ou de Paris) et on n’attend qu’une chose c’est de pouvoir y retourner en été (on a vu la neige cette fois, c’était super, mais on aimerait bien voir les gens en terrasse aussi). En plus, on en a profité pour voir des potes de collège pour Jérôme et de master pour moi. Les vacances idéales quoi….

Les photos sont !

Rue St-Denis - 5
Parc du Mont-Royal

Glory Alleluiaaaa!

… je me suis enfin débarassé de ma vieille Passat (c’est Carl qui va être content !), et j’ai décidé de m’offrir quelque chose de plus… hmm… adapté. Jugez par vous-même :)

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Mercedes CLK 320 (2005)

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Pour ceux que ça intéresse, il y a encore plus de photos sur ma galerie:)

Coucou à tous !

Vous avez dû vous en rendre compte, j’ai été assez silencieux ces quatre derniers mois (depuis juillet en fait !). Mis à part mes deux courts billets après l’élection présidentielle, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent ! Heureusement que Perrine s’en est un peu occupé… en fait, Bill vient de terminer ce qu’il considère comme étant le plus gros projet de sa carrière : la musique du film The Tale of Despereaux !

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The Tale of Despereaux (”La légende de Despereaux” en français) est le premier film d’animation en images de synthèse des studios Universal. C’est une adaptation du livre du même nom écrit par Kate DiCamillo, qui a eu beaucoup de succès aux États-Unis. Pour résumer très brièvement, c’est l’histoire d’une souris un peu marginale (Despereaux) qui préfère lire des livres plutôt que de les manger et qui rêve de devenir un jour un preux chevalier. Le casting américain est assez impressionnant puisque les voix sont de Matthew Broderick, Dustin Hoffman, Sigourney Weaver, Kevin Kline, Emma Watson, Christopher Lloyd et William H. Macy.

C’est aussi le premier film d’animation du scénariste-réalisateur-producteur Gary Ross, à qui l’on doit Pleasantville et Seabiscuit. Bill avait déjà travaillé pour lui sur un de ses films et avait alors largement fait ses preuves; c’est donc assez logiquement que le job lui a été offert. Il faut noter cependant que, comme très souvent dans le monde de l’animation, le film a pris beaucoup de temps pour se faire, et cela fait donc plus d’un an et demi que l’on attendait de pouvoir commencer à travailler sur la musique…

Gary est un personnage assez spécial, une sorte de génie un peu cinglé, qui a des millions d’idées, qui hésite pendant des mois, et qui finit par aller dans une direction complètement opposée (généralement pour le mieux !). C’est un maniaque du détail qui aime bien essayer plein de choses différentes, avoir plusieurs versions d’une cue pour être sûr que son choix final est le bon. Comme vous pouvez vous en douter, cela complique considérablement les choses pour nous puisqu’on a eu à écrire deux ou trois fois plus de musique. Pour certaines scènes, on a présenté pas moins de sept versions avant d’avoir le feu vert ! Dans beaucoup de cas, Bill s’est même retrouvé, le jour de l’enregistrement, à devoir ré-écrire des cues approuvées depuis plusieurs semaines.

Heureusement, tout avait été planifié de notre côté pour parer à ce genre d’éventualité, et nous avions donc prévus 5 jours d’enregistrement très espacés dans le temps : deux jours début octobre, deux jours fin octobre, et une journée début novembre. (Nous avons tout de même dû rajouter une session supplémentaire à la mi-novembre).

Ceci dit, nous étions dans un environnement qui nécessitait d’être très flexibles pour pouvoir parer aux changements constants, tant au niveau artistique (Gary pouvant nous demander tout et son contraire) qu’au niveau film. Car dans le monde de l’animation, le film n’est jamais vraiment définitif tant qu’il n’est pas sorti; pour donner une idée, entre juillet et novembre, nous avons dû recevoir une dizaine de montages différents (pour lesquels il fallait à chaque fois recaller toute la musique déjà composée). Trois jours avant la dernière session d’enregistrement, nous recevions toujours de nouveaux montages !

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Dès le départ, il était question que Bill écrive un score à la John Williams, dans le genre de la musique des films Harry Potter. En soi, c’est plutôt une bonne chose (quoi de mieux que de prendre le Maître comme référence ?), mais ce genre de musique est aussi beaucoup plus difficile à écrire, et implique une production et une coordination bien plus complexe. L’orchestre lui-même était composé de plus de 90 musiciens, et il a aussi fallu organiser des sessions séparées pour le chœur, pour les percussions et pour les instruments spécifiques (lutes, mandolines, dulcimer, instruments ethniques, flutes à bec, accordéons, etc.)

Pas étonnant donc que j’ai travaillé 7 jours sur 7 pendant plus de quatre mois, sans interruption (mis à part mon court voyage à Paris à la fin août). Je dois avouer que nous étions bien lessivés à la fin, surtout que cela n’en finissait plus : au début du projet nous étions censés avoir tout terminé début octobre ! Les changements incessants ont eu raison de nous :)

The Tale of Despereaux sort aux États-Unis le 17 décembre, et le 11 février 2009 en France. De ce qu’on a pu en voir, le film a l’air pas mal du tout, est très réussi visuellement, et la musique est géniale ! … d’ailleurs l’album de la bande originale sort en décembre :)

De mon côté, en dehors de mon boulot habituel de coordinateur, j’ai pu orchestrer et arranger quelque cues, et composer environ 50 secondes de musique ;)

Perrine et moi allons à la première mondiale samedi 7 décembre : je pourrais alors vous dire si le film tient ses promesses !

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Je me reveille aujourd’hui dans une autre, plus belle Amérique.

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De mon point de vue, la victoire est d’autant plus belle que c’est aussi celle des afro-américains, dont beaucoup attendaient ce moment avec impatience mais aussi incrédulité. Il faut se rappeler que l’élection d’un noir à la tête des États-Unis était simplement impenssable il y a moins de deux ans. Merci Barak Obama de nous avoir démontré le contraire.

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Avec une large victoire, un nouveau congrès très majoritairement démocrate, et un certain soutien (politique comme populaire) à l’international, il aura toutes les cartes en main.

Logiquement, les attentes sont aussi très grandes, et il faudra donc juger sur pièce lors de son premier mandat.

Quoi qu’il se passe dans les prochaines années, je suis heureux d’avoir été ici pour ce moment historique. Et fier d’habiter dans un pays où tout, de nouveau, semble possible.

Way to go, people!

Conversation hier au bureau avec un avocat, grand voyageur, et membre du conseil d’administration de l’association où je travaille (légèrement lié à tout ce qui est international, donc) :

“Et en France, votre régime est toujours socialiste ?” [aux États-Unis, socialisme signifie communisme stalinien]

Ma réponse, quelque peu exaspérée : “Non, la France n’a jamais été socialiste ou alors il faut considérer le programme d’Obama comme socialiste”.

“Ah bon, parce qu’il y a 15 ans j’avais rencontré un restaurateur de Marseille et il avait décidé de venir s’installer aux États-Unis. Il paraît qu’on lui imposait les résultats qu’il devait faire”.

 

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Voilà, des fois je dois dire que les Américains me gonflent très sérieusement avec leur ignorance (dans les bons jours je parle de naïveté, mais dans ce genre de cas je parle d’ignorance, et même de connerie). Le problème dans ce type de situation c’est que les gens ne te posent pas une question : ils savent que la France est un pays stalinien. J’espère qu’un jour ils arriveront à se débarrasser de leur complexe de supériorité, qui malgré leurs récentes désillusions (à l’international, économique) reste pour l’instant sans limite.

C’était mon coup de gueule du week-end :D (en fait seulement une partie, mais c’est Jérôme qui a dû supporter le reste, je vous épargne)

Un mot rapide pour vous dire que nous allons bien mais que c’est le bazar à Los Angeles. Des autoroutes ont été fermées et le ciel a une couleur des moins rassurantes (dans la Vallée, pas chez nous), comme vous pouvez le voir avec mes photos prises lundi chez Bill. La directrice de l’association où je bosse est bloquée dans sa maison sous peine de ne pas pouvoir y retourner (elle est juste au sud d’un des deux foyers). Une certaine tension règne sur la ville…

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Jérôme vous donnera les détails si un jour le projet fini, mais en attendant voici les photos des premières séances d’enregistrement de Despereaux. Je n’ai pas mis de description, en général le contenu est assez clair et si tout le monde a l’air fatigué c’est normal :) Vous remarquerez que la salle est moins belle que celle d’Abbey Road, mais elle a l’avantage d’être à 5 min de chez nous et accessoirement le son est pas mal non plus…

La galerie c’est ici.

Dans le “booth” technique (je sais pas comment on appelle ça):

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Bill sur le podium:
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Pour resumer ces dernières semaines, quelques invités de marque sont venus nous voir pendant 2 à 3 semaines: Marianne, Carl et Olivia. Pour moi ça a été l’occasion de retourner à Las Vegas (qui soit dit en passant est en train de devenir une destination familiale, dépêchez-vous de venir si vous voulez goûter au vice :p). Voici quelques photos pour vous donnez une idée :

   
Marianne au contact de l’Amérique profonde…


L’apéro franchouillard (on perd pas les bonnes habitudes)


Vegas en folie: les machines à sous et surtout le Grand 8 du New York, New York à faire ab-so-lu-ment ! :D

Autre nouvelle : Jérôme a maintenant battu le record du nombre d’heures de travail : 18 heures hier… Les enregistrements pour The Tale of Despereaux commencent mardi, on prendra des photos et on les mettra sur le blog (si, si promis).

Dernière nouvelle, on devrait commencer les démarches pour obtenir une Green Card dans les prochains jours et avoir le privilège (à nouveau) d’enrichir les avocats et l’immigration américaine !

A part ça, l’économie du pays est bien à  l’eau, on confirme, et la présidentielle est toujours incertaine, mais au moins on se marre en regardant les caricatures de Sarah Palin. Voici le lien vers la dernière en date, après le débat Biden-Palin : http://www.nbc.com/Saturday_Night_Live/video/clips/vp-debate-open-palin-biden/727421/.

Ce matin, au boulot, nous avons eu droit à  notre premier “gros” tremblement de terre - 5.8 sur l’échelle de Richter. Je dois dire que je me passerai bien d’une nouvelle expérience :)

Je bosse dans un immeuble de 3 étages, et de savoir qu’on peut descendre de deux niveaux tout en se prenant un étage sur la tête, c’est pas génial comme expérience. En fait, pour essayer de décrire, pendant 4-5 secondes le sol commence à  bouger, là  on réalise que c’est un tremblement de terre, puis la secousse augmente et ça dure facile 15 loooongues secondes. Là  on se dit “est-ce que je dois me mettre sous le bureau ? est-ce que le ciel va nous tomber sur la tête ? tiens la maison en face bouge” :D puis ça se calme pendant encore quelques secondes pendant lesquelles on n’ose toujours rien faire au cas où ce soit pas vraiment la fin…

Au final j’ai pas bougé de ma chaise, personne n’a vraiment paniqué autour de moi, on a juste attendu que ça se termine. Ensuite tout le monde essaie de joindre sa famille, ses amis, mais évidemment c’est impossible car les lignes de téléphone (fixes comme cellulaires) sont coupées. Puis commencent les paris sur l’intensité du tremblement de terre (5.5 ? 5.8 ? 6.5 mais loin ?).

L’épicentre était à  une cinquantaine de kilomètres de Downtown Los Angeles, et il y a eu apparemment des répliques mais on ne les a pas senties (déjà  blasés ?). à la maison, rien n’a l’air d’avoir bougé, à  croire qu’il ne s’est rien passé…

 

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“A” c’est chez nous et “B” c’est l’épicentre à  65 km

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