Chers amis,
Je me dois de vous expliquer la photo suivante :

Vous les aurez peut-être reconnus : à ma gauche, William Ross, mon (ancien) patron, et… John Williams.
Il y a environ 8 heures, j’ai en effet réalisé un rêve que j’avais depuis plus de 10 ans : rencontrer John Williams en milieu professionnel. (Et non pas, comme un ploucos, à la sortie d’un concert)
Cette rencontre fut le résultat de plusieurs coïncidences. Bill enregistrait aujourd’hui des chansons pour (et avec) Barbra Streisand au studio de la Fox, et, de manière inattendue, Steven Spielberg, qui mixait son dernier film (“War Horse”) dans une salle annexe, et qui est un bon ami de Barbra, est venu faire un tour pour dire bonjour. Il fut surpris d’apprendre qu’une des chansons que nous allions enregistrer avait en fait été écrite par John Williams il y plus de trente ans. Par le plus grand des hasards, le maitre était justement dans le coin (toujours pour War Horse) et Stevou (on est potes maintenant) est donc allé le chercher pour qu’il puisse venir écouter.
John étant dans le genre perfectionniste, il en a profité pour donner quelques conseils à Bill, et est resté avec nous pendant une petite heure. C’est vers la fin de la session que Bill m’a présenté à celui qui est mon idole depuis presque toujours – 1993 pour être précis (lorsque j’ai découvert la bande originale de Jurassic Park, et, par la même occasion, la musique de film en général). Notre échange fut, vous vous en doutez, très bref (je n’allais pas non plus lui raconter ma vie), mais j’ai quand même pu glisser que c’était grâce a lui que j’avais découvert la musique de film et que c’était ça qui m’avait fait venir a Los Angeles (pour être très honnête, ça a eu l’air de lui faire une belle jambe).
Bref. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte que j’étais bien éveillé, ayant (littéralement) rêvé de ce moment des dizaines de fois dans le passé. J’ai donc décidé de ne plus jamais me laver les mains.
Je dois maintenant m’atteler à l’autre rêve, et celui la risque d’être plus dur, et prendra sans doute autant de temps, si ce n’est plus. Souhaitez moi donc bien du courage !